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La réforme des rythmes scolaires

concilier l’intérêt de l'enfant avec les conditions de la réforme

Après concertation des élus, des équipes enseignantes, des services et des personnels municipaux, des parents d’élèves et validation de la direction des services de l’Education nationale, la réforme des rythmes scolaires est appliquée à partir de la rentrée scolaire 2014.
A ce sujet, Stéphane Barré souhaite préciser : "Malgré le fait que la municipalité ne soit pas favorable à cette réforme, notre volonté est de ne pas perturber les familles dans leur organisation quotidienne et d'apporter des solutions telles que la mise en place d'activités gratuites pour les enfants et des horaires réguliers et adaptés aux parents qui travaillent, pour ne pas les solliciter davantage en cette période difficile". Il laisse ensuite la parole à Danielle Guégan, adjointe chargée de l’Education et des Affaires scolaires.

Quelle est la particularité de l’application de la réforme à Oissel ?
Danielle Guégan : A compter du 2 septembre, le temps scolaire sera réparti sur 8 demi-journées dont 5 matinées et les jeunes Osseliens auront deux après-midi libérés (le mercredi et le jeudi). Si le mercredi après-midi ils pourront s’adonner à leurs activités habituelles, le jeudi après-midi, ils auront le choix de rester à l’école ou de rentrer chez eux. Dans le premier cas, des activités de découverte gratuites leur seront proposées dans différentes structures municipales : école de musique, cercle des loisirs, complexe sportif Germinal, bibliothèque…
Concrètement comment cela s’appliquera-t-il ?
Nous avons essayé de concilier l’intérêt de l’enfant et les conditions de la réforme. Le temps scolaire sera réparti comme suit : lundi, mardi et vendredi de 8h30 à 11h30 et de 13h à 16h, mercredi et jeudi uniquement le matin de 8h30 à 11h30. Des adaptations sont appliquées pour le groupe scolaire Jean-Jaurès et l’école maternelle Pierre-Toutain avec un décalage de l’heure de rentrée pour permettre aux parents de pouvoir déposer les petits à la maternelle et d’accompagner les plus grands à l’élémentaire. Ainsi, les écoles maternelles Jean-Jaurès et Pierre-Toutain commenceront le matin à 8h25 jusqu’à 11h25 et l’après-midi de 12h55 à 15h55 tandis que l’école élémentaire ouvrira ses portes à 8h35 puis 13h05 l’après-midi. Ces nouveaux rythmes scolaires ont fait l’objet d’une dérogation auprès de l’Education nationale. Il s’agit donc d’une expérimentation qui va nécessiter une évaluation. Et des réajustements seront possibles en cours d’année. Pour les maternelles, les activités du  jeudi après-midi seront essentiellement proposées dans les locaux de l’école et seront gérées par le Service Enfance-Jeunesse. Tandis que les activités pour les élémentaires seront gérées par le Service Education et se dérouleront dans les locaux de l’école ou dans les structures municipales : complexe sportif Germinal, bibliothèque, cercle des loisirs, école de musique… Les enfants reviendront ensuite dans leur école pour 16h.
Comment s’est construit ce projet ?
Depuis plus d’un an nous avons beaucoup travaillé en collaboration avec l’ensemble des services municipaux qui sont concernés par cette réforme parce qu’ils touchent de près ou de loin les enfants, les équipes enseignantes, les parents d’élèves et les professionnels des rythmes scolaires. A l’occasion d’une réunion publique, enseignants et parents d’élèves avaient majoritairement retenu une proposition innovante qui permettait de libérer les enfants le vendredi après-midi pour permettre à ceux qui le souhaitaient de participer à des activités culturelles, de loisirs ou sportives proposées par la ville et les associations locales. Ce premier projet avait été refusé par la direction des services de l’Education nationale parce qu’il ne respectait pas totalement les conditions fixées par la réforme. Nous avions donc fait d’autres propositions mais le Décret du 7mai assouplissant l’application de cette réforme nous a permis de revenir à notre projet initial. Cependant, les équipes enseignantes nous avaient signalé que les enfants montraient des signes de fatigue le jeudi. C’est pourquoi nous avons proposé la libération de l’après-midi ce jour- là plutôt que le vendredi. Et la coupure du vendredi après-midi cumulée avec le week-end n’était pas bénéfique pour les apprentissages parce que trop longue. Nous venons seulement d’avoir la validation des services de l’Education nationale c’est pourquoi nous n’informons que maintenant les parents. Nous aurions voulu le faire avant pour les aider à s’organiser pour la rentrée de septembre mais cela ne dépendait pas de la municipalité.
Les services municipaux s’adapteront donc ?
Bien sûr les services municipaux et le personnel municipal, notamment les ATSEM (agent spécialisé des écoles maternelles) s’adapteront à ces nouvelles mesures. La volonté de la municipalité était de maintenir certains services et d’uniformiser les horaires. Ainsi, le mercredi après-midi le centre de loisirs accueillera, comme d’habitude mais jusqu’à 18h les enfants qui se sont inscrits auprès du service Enfance-jeunesse
(Tél : 02 95 91 81 50). Une réflexion est actuellement menée pour proposer une garderie de 11h30 à 12h30 pour les parents qui travaillent.
Le jeudi après-midi, les parents auront la possibilité de reprendre leur enfant à 11h30 ou après le repas à 13h. Ceux qui seront inscrits aux activités gratuites, mais  non obligatoires, sortiront à 16h. Après 16h, comme actuellement, les services de garderies et des accueils du soir prendront le relais pour ceux qui se seront inscrits auprès du service Education (Tél : 02 32 95 89 92).
Par ailleurs, le dispositif des activités sur le temps du midi sera amélioré.
Cela nécessite des embauches ?
Oui bien sûr. Le temps péri-scolaire est plus important et concentré sur un après-midi. Nous prévoyons des embauches, uniquement des titulaires du Bafa et, comme l’a expliqué Stéphane Barré lors du conseil municipal du 26 juin dernier, 20 postes en contrat d’avenir et en contrat unique d’insertion sont créés pour permettre à des jeunes et des adultes non diplômés de bénéficier d’une formation diplômante (Bafa). Des professeurs des écoles, des éducateurs sportifs… pourront venir compléter ces effectifs.
Combien cela va-t-il coûter à la ville ?
Nous avons fait une estimation entre 200 000 et 250 000€ par an sans compter le matériel et les transports des enfants vers les différentes structures municipales pour les activités péri-scolaires du jeudi après-midi. Les services de la ville travaillent pour obtenir des subventions pour réduire le coût de cette nouvelle réforme.