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Projet de ville

La politique de la ville

Le contrat de ville

Approuvé par le Conseil municipal en juin 2015, le Contrat de ville 2015-2020 était officiellement signé, lundi 5 octobre, par le Ministre de la ville, de la Jeunesse et des Sports, Patrick Kanner, et les maires des villes de l’agglomération retenues dans ce dispositif. Stéphane Barré participait donc à cette cérémonie officielle, accompagné de Marion Gouel, première adjointe chargée de la Politique de la ville, Mme Delaveau, directrice de la Siemor, Eric Gimer, directeur général d’Habitat 76 et Franck Ernst, directeur général du Foyer stéphanais. Rappelons que la ville d’Oissel-sur-Seine est inscrite dans la Politique de la ville.

Qu’est-ce que la politique de la ville ?

C’est un ensemble d’actions visant à revaloriser certains quartiers et à réduire les inégalités sociales. Elle comprend des mesures dans le domaine de la cohésion sociale, l’emploi et le cadre de vie. Pour cela, un partenariat est établi avec l’Etat, la Métropole, la ville et leurs partenaires : bailleurs sociaux, associations. Pour pouvoir mettre en place ces actions, la ville perçoit donc des financements de l’Etat et de La Métropole à hauteur de 96 660€. Dans ce contrat de ville, la commune y intègre son projet de territoire qui concerne la cohésion sociale (favoriser la réussite scolaire et prévenir contre le décrochage et l’absentéisme, favoriser l’accès aux droits, prévention de la délinquance, favoriser l’accès aux pratiques de loisirs, sportives ou culturelles, à la santé…), le cadre de vie (l’habitat avec l’amélioration du parc immobilier, la lutte contre la précarité énergétique, la diversification de l’offre de logements et la requalification des espaces, l’aménagement urbain et la mobilité avec notamment les transports pour désenclaver les quartiers et favoriser leur ouverture sur le reste de la ville et l’agglomération) et le renouvellement urbain ainsi que le développement économique et l’emploi. Il intègre également les objectifs transversaux tels que la lutte contre les discriminations, l’égalité femmes-hommes, le développement durable et la participation citoyenne. Sur ce dernier point, la ville associe les habitants à la définition des projets. Ainsi, s’est constitué un conseil citoyen dans les quartiers prioritaires. Celui-ci se réunira très prochainement (article du journal du 9 octobre 2015 n°497).

(Interview réalisée le 13 mars 2015)

Qu’est-ce que la politique de la ville ?
Marion Gouel :C'est un ensemble d’actions visant à revaloriser certains quartiers et à réduire les inégalités sociales entre les territoires. Elle comprend des mesures dans le domaine de la cohésion sociale, l'emploi et le cadre de vie. Pour cela, un partenariat est établi avec l’Etat, la Métropole, la ville et leurs partenaires : bailleurs sociaux, associations… Pour pouvoir mettre en place ces actions, la ville perçoit des financements de l’Etat et de la Métropole. Il faut savoir également que ce domaine est en constante évolution. Je suis chargée de la politique de la ville depuis trois mandats et régulièrement nous connaissons des modifications. Ainsi, les dernières concernent  la détermination des quartiers prioritaires et le montant des financements qui baissent.

Justement, pouvez-vous nous expliquer ces changements ?
Hélène Bernier : Auparavant, des critères croisés, intégrant le taux de chômage, la présence de grands ensembles ou la jeunesse de la population étaient pris en compte pour déterminer les quartiers prioritaires. Oissel-sur-Seine en recensait trois : les Oiseaux/Vosges, les Violettes et Les Landaus. Depuis février 2014, la loi François Lamy, visant à réduire le nombre de quartiers bénéficiaires des crédits de la politique de la ville, a défini de nouveaux critères. La nouvelle géographie prioritaire n’a retenu que celui du revenu fiscal et de la densité de population. Concrètement, pour la ville d’Oissel-sur-Seine, la nouvelle carte touche désormais les quartiers Bel Air, Les Violettes, Saint-Julien, Boieldieu, Le clos de l'Epinette et Les Oiseaux, excluant Les Vosges et  Les Landaus. Réduisant par là-même le nombre d’habitants concernés. Cette redéfinition géographique, si elle réduit le nombre de quartiers éligibles, oblige à concentrer les moyens et les efforts dans ces quartiers. Le montant des financements alloués diminue également. Pour notre ville, c’est une perte de plus de 82 000€, soit 46% par rapport à 2014. 

Cela aura-t-il des incidences sur les actions  menées à Oissel-sur-Seine ?
Marion Gouel : Non, la volonté municipale est de pérenniser les actions qui ont pu être menées jusqu’à présent dans les quartiers prioritaires. Les élus devront donc se prononcer sur leur prise en charge. Il n’est pas question d’arrêter du jour au lendemain des actions qui concernent l’insertion, la réussite scolaire, la santé, le cadre de vie, l’habitat, l’accompagnement vers l’emploi… qui sont importantes pour nous. Nous en sommes encore au stade des discussions autour des finances et des actions à mener. Le contrat de ville devrait être signé d’ici le mois de juin. A noter également que M. le Maire a demandé que les quartiers des Vosges et des Landaus soient considérés comme «territoires de veille» pour pouvoir assurer la continuité de certaines actions et éviter une rupture.  Pour l’heure, les actions menées dans le cadre du programme de réussite éducative et les animations de quartiers resteront parmi les priorités de la ville. 

Quelles actions concrètes sont réalisées sur Oissel-sur-Seine ?
Hélène Bernier : La démarche de la ville s’inscrit dans le cadre du contrat global d’agglomération réalisé en partenariat avec la Métropole et repose sur trois piliers : la cohésion sociale (favoriser la  réussite scolaire et prévenir contre le décrochage et l’absentéisme, favoriser l’accès aux droits, prévention de la délinquance, favoriser l’accès aux pratiques de loisirs, sportives ou culturelles, à la santé…), le cadre de vie (l’habitat, l’aménagement urbain et la mobilité avec notamment les transports) et le renouvellement urbain ainsi que le développement économique et l’emploi. Il intègre également les objectifs tels que la lutte contre les discriminations, l’égalité hommes-femmes et le développement durable et la participation citoyenne.

Vous pouvez développer les actions concernant l’habitat et le cadre de vie ?
H.B. : Les objectifs sont de concilier l’amélioration du parc immobilier, la lutte contre la précarité énergétique, la diversification de l’offre de logements, la requalification des espaces (créer des espaces de rencontre et aménager des lieux d’animation et garantir aux habitants un cadre et des conditions de vie satisfaisants.

Et en ce qui concerne les transports et la mobilité ?
H.B. :  La volonté est de désenclaver les quartiers et favoriser leur ouverture vers le reste de la commune et l’agglomération et de favoriser également la mobilité des habitants. Pour cela il est notamment envisagé d'améliorer les liaisons vers les autres quartiers et l'agglomération et la desserte par les transports collectifs.

Et l’emploi ?
Stéphane Barré : L’objectif est de favoriser l’accès et le retour à l’emploi et de développer des activités et des commerces de proximité. Pour cela, notre volonté est de soutenir l’initiative et favoriser la création d’activités, maintenir et développer les services de proximité.

Vous avez évoqué la participation citoyenne ?
Stéphane Barré : Dans ce contrat de ville une des grandes orientations est en effet la participation citoyenne. Nous souhaitons associer les habitants à la définition des projets. Ce qui correspond bien à la volonté municipale de construire la ville avec eux. Nous avons pour habitude de consulter les habitants pour nos grands projets avec l’organisation de réunions publiques, de rencontres… et cette pratique sera renforcée avec la mise en place d’un conseil citoyen dans ces quartiers prioritaires. Ce conseil citoyen sera composé de dix neuf membres parmi les  représentants d’associations, les acteurs locaux et les habitants, avec une répartition hommes-femmes. Ainsi, il permettra aux habitants des quartiers de la politique de la ville de devenir des citoyens actifs de leur quartier.
Les missions de ce conseil citoyen seront de favoriser la participation des habitants dans leur diversité et de tous les acteurs :
résidents, associations, acteurs socio-économiques, usagers, et chercher à associer ceux que l’on entend le moins dans les exercices habituels de concertation publique, notamment les jeunes…
Nous lançons un appel aux  personnes habitant dans ces quartiers prioritaires qui souhaiteraient faire partie de ce conseil citoyen.

La politique de la ville en chiffres

  • 1 790 habitants sont retenus dans la nouvelle cartographie des quartiers prioritaires contre 2 789 auparavant.
  • 178 979€ de financements en 2014,
  • 96 660€ de financements pour le contrat de ville 2015.
  • 32 enfants de CP participent chaque année aux clubs «coup de pouce» pour parfaire l’apprentissage de la lecture.
  • 23 jeunes participent aux chantiers éducatifs chaque année.
  • 25 parents participent chaque année aux clubs «alphabétisation-lecture pour tous».
  • En 2014, 253 Osseliens entre 3 ans et 17 ans ont bénéficié des actions dans le cadre du Programme de réussite éducative.

Les actions menées

-    Amélioration du cadre de vie, le développement durable
-    Transports et mobilité : désenclaver les quartiers et favoriser l’ouverture vers le reste de la commune et de l’agglomération
-    Développer des activités économiques et commerces de proximité
-    Accompagnement vers l’emploi : favoriser l’accès et le retour à l’emploi
-    Favoriser la solidarité et lutter contre l’isolement
-    La lutte contre les discriminations,
-    Promouvoir l’égalité hommes-femmes
-    Lutte contre l’inégalité des chances : favoriser la réussite éducative, l’accès à la santé et aux droits
-    Favoriser la réussite scolaire, lutter contre l’absentéisme et le décrochage scolaire
-    Favoriser l’épanouissement, valoriser les talents et les aptitudes des jeunes et des enfants
-    Favoriser l’implication des parents et améliorer les liens parents/école
-    Valoriser les quartiers, développer une identité attractive vis-à-vis de l’extérieur et fédératrice pour ses habitants
-    Associer les habitants à la transformation de leur quartier