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La mairie

La sécurité publique : un partenariat

Le commandant Thierry Dumont succède au commissaire Caroline Legrand, en qualité de chef de division sud de la circonscription de Rouen. Nous l’avons rencontré. Il évoque avec nous les relations entre les services de la mairie et de la Police et la situation d’Oissel-sur-Seine en termes de délinquance. C’est aussi l’occasion de rappeler les missions distinctes de police du maire et  de la police nationale.
M. Dumont, pouvez-vous vous présenter ?
Je suis dans la police depuis 25 ans. Mon premier poste était en région parisienne. Ensuite, j’ai rejoint la région rouennaise où j’ai été nommé au bureau de police de Canteleu. En 2006, je suis muté dans l’équipe judiciaire de Grand-Quevilly avant d’être promu adjoint au chef de secteur à Maromme. En 2010, nouvelle expérience, d’abord en qualité d’officier de nuit puis de jour au commissariat central de Brisout-de-Barneville avant d’être nommé adjoint au chef de commandement qui regroupe toutes les unités centralisées à l’Hôtel de police de Rouen. Enfin, depuis mars 2016, je suis chargé de mission à la sécurité publique, en attendant une réorganisation interne des services de police qui visera à améliorer son efficacité sur le terrain.
Comment est organisé ce secteur de police ?
La circonscription sud regroupe 10 communes qui se répartissent en deux secteurs : Saint-Etienne-du-Rouvray et Grand-Quevilly. A la tête de chaque secteur, un officier est chargé de mettre du lien sur tous ces territoires, d’assurer le contact avec toutes les villes. Sur les deux sites confondus officie une équipe de 83 personnes qui se répartissent en trois grandes catégories : fonctionnaires enquêteurs qui traitent des dossiers judiciaires, ceux qui assurent l’accueil du public pour les dépôts de plaintes, la gestion des dossiers de contraventions, le suivi des pertes de papiers et enfin une équipe de terrain composée de 16 personnes qui sillonne les territoires de la circonscription l’après-midi et en début de soirée.
La ville d’Oissel-sur-Seine a-t-elle une particularité en termes de délinquance ?
Je parlerai de délinquance classique pour Oissel. On ne peut pas parler de grosse délinquance. Elle se caractérise ponctuellement par des actes d’incivilité, des dégradations, des rassemblements tapageurs liés à la consommation d’alcool et parfois l’oisiveté. Oissel se situe dans la moyenne, ni plus ni moins qu’ailleurs avec des problèmes de voisinage entre personnes qui ont des difficultés à vivre en collectivité avec des horaires et des habitudes différentes que l’on traite le plus rapidement possible avec les services de la mairie et des problèmes de consommation de stupéfiants et des phénomènes ponctuels comme des incendies de véhicules. On connaît également une délinquance itinérante faite par des personnes extérieures. La ville fait partie des communes où la présence policière est le mieux implantée en termes de patrouilles. Les contrôles y sont efficaces et l’on procéde à des interpellations.
Quelles sont vos relations avec la municipalité ?
Je soulignerai un partenariat étroit. Nous avons des contacts journaliers qui nous permettent d’échanger des informations qui sont fondamentales pour résoudre les problèmes. Nous avons également un partenariat avec la police municipale pour des signalements… Ces informations nous permettent notamment d’orienter le sillonnement des patrouilles. Comme Oissel dispose d’un Contrat local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD) des réunions ont lieu au moins une fois par mois pour faire un point sur l’évolution de la délinquance (vols, incivilités…). Des réunions thématiques peuvent s’ajouter. Nous organisons également des opérations ponctuelles pour les quads et les motos. Nous procédons à des contrôles d’identité qui ne peuvent se faire que sur autorisation du Procureur de La République et sur des secteurs où il y a eu des infractions notifiées. Nous ne faisons ces réquisitions qu’à la lumière des informations, des plaintes des habitants, des remontées d’informations des services de la mairie, de la police municipale. Ce partenariat est primordial aujourd’hui car la municipalité est en contact direct et permanent avec la population alors que nous pouvons avoir une vision tronquée des problèmes. L’implication des habitants est aussi importante dans ce combat permanent contre les incivilités. Ce travail partenarial et transversal s’étend à l’Education nationale et les services sociaux. Si ce partenariat a permis de faire évoluer les choses, il reste encore beaucoup à faire sans compter que la délinquance évolue avec les nouvelles technologies par exemple…

Interview réalisée pour le journal Oissel Hebdo du 13 mai 2016 (service Communication)