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Découvrir Oissel

Les bombardements

La libération par les soldats canadiens le 31 août 1944.

Il y a 70 ans, les alliés débarquaient sur les plages de Normandie pour libérer notre pays de l'occupant nazi.

Dans notre ville, comme dans de nombreuses communes de France, la Résistance avait, de longue date, préparé ce jour J. Mais, la répression était sévère et les résistants, qu'ils soient communistes, gaullistes ou hommes de conviction et de progrès, furent surveillés, pourchassés.

Préparant le débarquement, les alliés bombardèrent notre ville, endroit stratégique permettant par le pont le seul franchissement de la Seine entre Rouen et Paris. A découvrir, le déroulement de ces actions, qui durèrent de mai à la libération par les canadiens le 31 août.

 

Pour préparer le débarquement en Normandie du 6 juin 1944 les Alliés bombardent Oissel

Dimanche 7 mai 1944 : 
Le pont de chemin de fer est bombardé à 11h10 et à midi, en même temps que celui d'Orival, puis à 16h30 en même temps que ceux d'Elbeuf. On déplore 14 morts et une trentaine de blessés ainsi que de gros dégâts. Ce jour là, le pont d'Oissel reçoit près de 500 bombes. Il peut néanmoins être consolidé.

Mardi 9 mai 1944 : 
Deux vagues successives de bombardiers arrosent différentes localités de l'agglomération : Saint-Étienne, la gare de Sotteville, Oissel, Maromme, Notre-Dame-de-Bondeville.

Vendredi 26 mai 1944 : 

Vue aérienne des bombardements du pont

Le pont d'Oissel est en réparation. Toutes les sonnettes servant à enfoncer les pieux ainsi que tous les bateaux allemands sont coulés. Ce jour là, M. Bordat, ingénieur et chef de la reconstruction des ouvrages d'art métalliques est à pied d'œuvre. Prévenu par la Résistance des heures de bombardement, il fait alors rassembler, près du pont, toutes les sonnettes allemandes tout en éloignant la seule sonnette française réquisitionnée qui se trouve là. Voyant cela, le capitaine Bohme, technicien allemand chargé de la surveillance des travaux rentre dans une colère furieuse. Il menace M. Bordat de le faire arrêter pour sabotage mais les avions alliés arrivent en nombre. En quelques minutes, toutes les sonnettes allemandes sont coulées ainsi que les bateaux. Les travaux de réparation en cours sont anéantis.

Jeudi 29 juin 1944 : 
Vers 21h, trois vagues d'avions laissent tomber une soixantaine de torpilles sur Oissel. 28 maisons sont détruites, 100 sont très éprouvées et le pont est touché une nouvelle fois.

Mardi 4 juillet 1944 : 
À 21h, bombardement d'Oissel, de Petit et de Grand-Couronne.

Vendredi 7 juillet 1944 : 
À 19h, nouvelle attaque du pont d'Oissel.

Lundi 28 août 1944 :
Toute la journée : bombardements allemands par obus de petit calibre qui n'occasionnent que des dégâts insignifiants. Ce bombardement peu nourri dénote de la faiblesse des Allemands en retraite qui furent durement éprouvés à Rouen et sur la rive gauche de la Seine.

Jeudi 31 août 1944 :
À 8h30 : libération d'Oissel par des Canadiens de langue française. D'après certains témoignages, ces Canadiens étaient stationnés à Orival, qu'ils avaient libéré le 29 août. A la demande d'Osseliens habitant les Roches, ils sont venus libérés "symboliquement" notre ville qui n'était plus occupée depuis le soir du 28 août.

Informations tirées du livre de G. Paihès "Rouen et sa région pendant la guerre 1939-1945".

À la mémoire de Corran Perry Ashworth

Corran Perry Ashworth, était un aviateur néozélandais. Affecté au 65e squadron “East India” le 10 juin 1944, il avait pour mission de détruire les barges ennemies sur la Seine. Touché le 3 août 1944 par la Flack allemande, il disparut à Oissel dans les eaux du fleuve à la hauteur du «hameau du Four à Chaux» dans l’explosion de son Mustang III. Un fait historique d’une triste banalité durant ce conflit mondial qui fit tant de victimes mais qui, aux yeux de Fabrice Dhollande, historien amateur, revêt un intérêt particulier.

Une recherche insatiable

Grâce à l’ouverture des archives et après de multiples études dans les données militaires de la raf  et rnzaf , ainsi que dans les rapports de gendarmerie de l’époque, cet Osselien passionné est parvenu à collecter des renseignements précieux sur ce pilote alors âgé de 23 ans, comptabilisant 808 heures de vol en mission.

A force de ténacité, il apprend que Corran participa aux campagnes du 11 juin 1942, au débarquement de Dieppe le 19 août 1942, à la campagne d’Afrique du Nord de novembre 1942 à octobre 1943, au débarquement de Normandie le 6 juin 1944 et à la campagne de Normandie.

Fabrice Dhollande prit même contact avec Vince Ashworth, frère cadet de Corran, début novembre 2006 par internet, pour augmenter son savoir qui déboucha sur plusieurs campagnes d’exploration afin de localiser l’épave de l’avion. Près d’une quinzaine de plongées, malgré une visibilité très réduite, des courants puissants et contraires, complétée par une cartographie très précise du fond du fleuve grâce au soutien du Port autonome de Rouen et à la cellule du cnrs spécialisée sur l’étude du fond sous marin dirigé par le Docteur Agnès Balzer, lui permirent de localiser un périmètre de recherche.

La stèle est située au hameau du Four à Chaux, au 1870 route des Roches, en bordure de la Seine.

Inauguration de la stèle à la mémoire de C.P. Ashworth le 10 juin 2006.

Victimes de la guerre 39/45 à Oissel

  • 8 patriotes morts en déportation,
  • 7 fusillés,
  • 6 prisonniers de guerre,
  • 18 décédés aux armées,
  • 37 victimes civiles (tuées de 1940 à 1944).

Oissel sous les bombes

Oissel d'antan