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Découvrir Oissel

La politique culturelle

La politique culturelle, ses objectifs, ses projets. Interview (janvier 2015) de Stéphane Barré, maire, d’Alain Le Carnec, adjoint et de Damien Cordier, directeur des Affaires culturelles.

M. Le Maire, qu’est-ce qui caractérise la politique culturelle à Oissel-sur-Seine ?

SB : Notre volonté est avant tout de rendre la culture accessible à tous. C’est pourquoi nous la développons dans les quartiers avec les fêtes populaires, l’art urbain... Par ailleurs, dans le cadre de l’application de la réforme des rythmes scolaires, nous permettons aux jeunes Osseliens de s’initier gratuitement à de nombreuses formes artistiques : cinéma, loisirs créatifs… Enfin, les tarifs appliqués à l’Ecole de musique et de danse et au Cercle des loisirs prennent en compte les ressources des familles pour permettre l’accès au plus grand nombre.
AL : La diversité, la proximité et la volonté de créer du lien social et susciter la curiosité sont caractéristiques de notre volonté. Pour nous, la culture prend une place importante dans la politique municipale car elle permet à chacun de s’ouvrir, d’aiguiser le regard sur d’autres choses, de défendre des valeurs telles que la compréhension de l’autre, susciter et donner une capacité à la réflexion…

Pouvez-vous approfondir ?

AL : Notre volonté a toujours été d’offrir la diversité culturelle pour répondre au maître mot «la culture pour tous et par tous». C’est une politique menée depuis de nombreuses années. C’est pourquoi, la ville d’Oissel-sur-Seine dispose de nombreuses structures : une bibliothèque avec un accès gratuit aux Osseliens, une école de musique et de danse de renommée qui compte plus de 500 élèves et qui a fêté en 2014 ses 50 ans, un cercle des loisirs qui est implanté sur la ville depuis de nombreuses années également et qui propose nombre d’ateliers artistiques. Sans oublier le cinéma municipal, particularité osselienne. Pour ce qui est de la notion de culture par tous, nous souhaitons qu'elle soit partagée et réalisée tant par les habitants que les artistes. Nous voulons que les Osseliens soient acteurs de leur épanouissement culturel.

Qu’entendez-vous par proximité ?

Autre volonté dans la politique culturelle : aller à la rencontre des publics en situation d’isolement (ici à l’Hôpital).

AL : Si nos structures culturelles sont clairement identifiées dans la ville, nous n’arrivons pas encore à toucher tous les spectateurs potentiels. C’est pourquoi, depuis plusieurs années nous nous attachons à sortir la culture de nos mûrs pour qu’elle aille au-devant du public. C’est une expérience que nous menons depuis 2012 qui remporte un réel succès et que nous entendons poursuivre en 2015 à travers les fêtes de plein-air par exemple. Pour cela, nous travaillons également en partenariat avec les associations locales qui prennent une part importante dans la vie culturelle de la ville. On peut le voir à l’occasion des «Quais en fête», «la fête du Bel-Air»… Notre volonté est également de développer la culture auprès des «publics empêchés» : les personnes âgées, les personnes en situation d’isolement. Pour cela nous avons signé une convention avec l’Hôpital d’Oissel pour offrir des animations culturelles aux résidents dans les structures municipales telles que la bibliothèque ou sur leur lieu de résidence. Enfin, avec l’application de la réforme des rythmes scolaires nous avons développé une culture de proximité en direction des plus jeunes en leur offrant diverses activités culturelles ou de loisirs. Nous entendons étendre davantage en proposant de les emmener voir des spectacles.

A l’occasion des vœux, M. le Maire vous avez évoqué le projet d’auditorium, vous pouvez nous le présenter ?

SB : La municipalité travaille en effet depuis plusieurs années sur un projet de restructuration du pôle culturel. Il serait réalisé en plusieurs phases dont la première consisterait en la création d’un auditorium. Ce dernier serait implanté à proximité de l’Ecole municipale de musique et de danse et du Cercle des loisirs. Pour ce projet, nous solliciterons des subventions pour alléger la part qui reviendra à la ville. L’équipe de maîtrise d’œuvre est arrêtée et nous allons pouvoir lancer les marchés d’appel d’offres. La livraison est prévue fin 2016. Ce projet permettra de poursuivre notre rayonnement culturel avec un nouvel outil.

Quels sont les temps forts de la seconde partie de la saison culturelle 2014/2015 ?

DC : Cette seconde moitié de saison est marquée par de nouvelles formes artistiques. Elles complèteront les six spectacles proposés par l’Ecole municipale de musique et de danse ou encore la création de la Comédie Errante sans oublier le concert de chanson du Petit conservatoire du Grand Turc et les expositions ou spectacles de la bibliothèque municipale Galilée. Ainsi, côté chansons, nous accueillerons dès le 20 février le groupe «HK et les déserteurs» qui revisite différents standards de la chanson tels que Boris Vian, Jean Ferrat, Renaud, Maxime Le Forestier… Durant les vacances d’hiver, la ville organisera pour la première fois le Festival «Regards croisés sur la jeunesse du monde» et confirmera ainsi sa volonté de marquer sa politique culturelle avec le cinéma qui est une tradition locale. 15 films seront proposés aux jeunes Osseliens et leur famille entre le 23 février et le 6 mars et qui susciteront des débats. En mars, c’est le meilleur spectacle de magie avec l’illusionniste Kamyléon (Mandrake d’or en 2014) qui fera escale à Oissel. L’humour sera au rendez-vous avec Pierre Aucaigne en avril, dans le cadre du Festival Rire en Seine. Enfin, courant mai, nous renouvellerons l’expérience de fêtes populaires de plein air dans le quartier des 3 cités, cité Boeildieu et dans le quartier Jean-Jaurès.

Il y a-t-il d’autres projets ?

DC : Bien sûr. Nous avons la volonté également de positionner la ville dans la Métropole comme la ville de l’art urbain en prenant en compte son histoire, ses atouts… Elle recense déjà des œuvres graphiques comme la fresque de Daniel Authouart sur l’Espace Aragon et nous voulons développer ce type d’œuvres dans différents quartiers de la ville en nous appuyant sur le street art, le land art*… C’est pour nous une façon de continuer à embellir la ville avec de l’art où les habitants pourraient être associés, participer. On retrouve la notion de culture partagée, d’éveil et de curiosité culturels. Pour cela, la ville d’Oissel-sur-Seine sera terre de résidence et accueillera entre mars et décembre 2015 des artistes qui réaliseront des créations dans différents quartiers de la ville. L’une autour des arts plastiques sur les blocs de béton situés sur la zone verte, une autre autour de l’art numérique, en première partie du spectacle pyromélodique, au parc municipal, le 13 juillet. Un troisième projet de portraits sonores est également programmé. Nous y reviendrons.
*L’art urbain, ou «street art», est un mouvement artistique contemporain. Il regroupe toutes les formes d’art réalisées dans la rue, ou dans des endroits publics, et englobe diverses techniques telles que le graffiti, la réclame, le pochoir, la mosaïque, les stickers, l’affichage …
*Le land art est une tendance de l’art contemporain utilisant le cadre et les matériaux de la nature (bois, terre, pierres, sable, rocher, etc.).